Réprimande et coup de tonnerre

Doucement mais surement, les 7 fauconneaux (3 à la cathédrale et 4 à Uccle) terminent leur croissance. Ils sont tous éclos au cours de la semaine du 10 avril et vont donc bientôt entamer leur sixième et dernière semaine au nid.

Quarante jours de croissance, c’est peu et beaucoup à la fois. Durant cette période, les fauconneaux sont passés de petites boules de duvet pesant à peine 30 g, à des fauconneaux complètement emplumés, prêts pour le grand envol.

Les systèmes de caméras permettent d’observer de manière précise et continue leur comportement. En visionnant les images des dernières semaines – tout est enregistré - deux séquences pour le moins remarquables attirent l’attention.

La première en rappelle d’autres de l’année passée. Nous sommes le 24 avril, les fauconneaux de la cathédrale sont âgés de 15 jours. Vu leur taille, il devient difficile à leur mère de les couvrir complètement sous ses ailes. Il ne fait pas particulièrement froid mais son instinct lui dicte manifestement de le faire. Elle se tourne, retourne, écarte les ailes, tente de ramener ses fauconneaux à l’abri. Mais ceux-ci gigotent et l’un d’eux semble bien ne pas être d’accord ! La femelle a la solution pour réprimander l’insolent. Elle le saisi par la peau du cou avec son bec. Celui-ci est tranchant, découpant, capable de sectionner des os et pourtant ici, il permet un mouvement délicat et précis. Le fauconneau se plie aux injonctions de sa mère et revient se coller contre elle. Superbe !

La seconde séquence se déroule la semaine passée. La météo est particulièrement clémente ce printemps à Bruxelles. Il fait sec et les fauconneaux n’ont que rarement connus la pluie et encore moins le tonnerre. Mais le 11 mai, en fin d’après-midi, le ciel se déchire et le tonnerre gronde. C’est une première pour les 3 fauconneaux de la cathédrale. Et leur réaction est à la hauteur de l’évènement. La jeune femelle reste prostrée sur la plateforme, le dos vouté. Elle regarde le ciel, semble très inquiète. Ses deux frères sont à l’étage inférieur. Ils sont côte à côte au moment où un premier coup de tonnerre retenti. A ce moment-là, G/1 est pris d’une frayeur incroyable. Il court à toute vitesse se réfugier sous la plateforme. Son frère, G/2 est tout le contraire. Il fait face. A l’orage ! Dans une posture classique de faucon adulte face à un danger imminent, G/1 ouvre les ailes et crie et crie encore !

Ne manquez pas les vidéos ci-joint  illustrant ces deux comportements étonnants !

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